L'ONPP exhorte le Gouvernement, les ministères et organisations concernés de légiférer et tout mettre en oeuvre pour l'équipement en matériels de protection individuelle et pour l'indemnisation des professionnels de santé libéraux face aux pertes d’exploitation majeures qu'ils subissent.

Le 5 juin 2020

L'ONPP reçoit ce jour la réponse de Monsieur François BAROIN Président de l'association des Maires de France.

L’AMF a, à plusieurs reprises depuis le début de l’épidémie, interpellé la cellule ministérielle en charge de la gestion de la crise sanitaire, des difficultés rencontrées en matière d’'approvisionnement et de gestion des masques de protection.
Face à ces difficultés, elle a pris une initiative forte en lançant une commande groupée de 16 millions de masques achetés par les communes via les associations départementales de maires qui ont recensé les besoins.
Monsieur François BAROIN, président de l'AMF invite les professionnels à se mettre en contact avec les maires de leur secteur afin de leur faire part de leurs besoins et, éventuellement, de pouvoir bénéficier d’une partie des stocks commandé.  Ce que nos conseils régionaux avaient par ailleurs déjà anticipé pour organiser les dotations.

 

Courrier de Monsieur François BAROIN

 

Le courrier est accompagné du Guide de déconfinement Petite Enfance lequel définit les règles de priorisation de l'accueil de la petite enfance.

A noter que ce guide du gouvernement classe en groupe prioritaire A l'accueil des enfants de "professionnels de santé libéraux" notamment.

Le Groupe A correspond aux professionnels indispensables à la gestion de l’épidémie pour lesquels une solution d’accueil doit être proposée. Ils sont appelés à signaler leurs besoins d’accueil via le formulaire en ligne de la Caisse nationale des allocations familiales. 

Ainsi faisant partie du groupe A en tant que professionnels de santé libéral et si vous n'avez pas de solution d'accueil de vos ou votre enfant, les informations que vous indiquerez via ce formulaire seront prises en charge par la Caf et la Préfecture de votre département afin qu’une solution d’accueil vous soit proposée dans les meilleurs délais.

Guide de déconfinement Petite Enfance

 


Le 29 mai 2020

Monsieur François SAUVADET, Président du département Côte d'Or et ancien ministre, est intervenu auprès du Ministre Olivier VERAN sur la situation des pédicures-podologues

Courrier du Président du département Côte d'Or Monsieur François SAUVADET

 

14 mai 2020

L’Ordre national des pédicures-podologues relance les Ministres concernés et attire leur attention sur les impacts sociaux et économiques de la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus qui affectent particulièrement notre profession de santé.

A la crise sanitaire, s’ajoute une crise économique. Notre profession est aujourd’hui de celles qui recevront très peu d’aide. Il convient de trouver un mécanisme complémentaire qui permettrait de palier à cette iniquité : soit par des annulations de charges plutôt qu'un report, soit par tout autre mécanisme.

Le Président de la République a assuré aux français que personne ne resterait sur le bord de la route. Et pourtant, sans disposition adaptée, notre profession se retrouve dans une situation particulièrement précaire et bon nombre de cabinets ne survivront sans doute pas à cette crise.

Il convient que chaque pédicure-podologue puisse obtenir une juste compensation au regard de l'effort de responsabilité et de civisme qu'il a porté durant toute la période de confinement et de gestion des risques de propagation du virus. Que sa place dans le système de santé, soit reconnue à sa juste valeur et qu’il puisse sereinement, répondre à sa mission de santé publique.

Courrier à l'attention de Monsieur Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Economie et des Finances

Courrier à l'attention de Monsieur Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes publics

Courrier à l'attention de Monsieur le Docteur Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé

 

Ces courriers ont été doublé d'une nouvelle transmission à l'ensemble des présidents des commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat dont voici en retour déjà quelques dauestions écrites adressées aux Ministres :

 

Question écrite N° 29678 de Mme Huguette BELLO (Gauche démocrate et républicaine - Réunion publiée au JO le : 19/05/2020

Mme Huguette Bello attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des pédicures-podologues libéraux de La Réunion. À la demande de l'Ordre des pédicures-podologues et suite à la déclaration de fermeture administrative de l'ARS, l'ensemble des cabinets de pédicurie-podologie libéraux de La Réunion ont cessé toute activité dès le début du confinement. Dans le cadre du soutien gouvernemental, une enveloppe a été attribuée à la CNAM afin qu'elle apporte un soutien aux professionnels de santé libéraux conventionnés ayant subi une perte d'activité. Mais, à l'instar de l'ensemble des autres aides (fonds de solidarité régional et fonds d'action sociale de l'URSSAF des indépendants), celle de la CNAM est soumise à des conditions, lesquelles entraînent, de fait, l'exclusion des pédicures podologues « dans la mesure où ils sont financés à moins de 50 % par l'assurance maladie ». Ils sont les seuls professionnels de santé à ne pas bénéficier de cette prime exceptionnelle du ministère de la santé. Cette décision est d'autant plus incompréhensible qu'il s'agit non seulement de professionnels de santé libéraux conventionnés mais aussi d'acteurs incontournables du système de santé. Les pédicures podologues jouent un rôle essentiel dans la prise en charge, le soin et le diagnostic des complications du diabète, au même titre que les autres professionnels de santé conventionnés. Cette réalité se vérifie encore plus à La Réunion qui, en plus d'être la région qui compte le plus de diabétiques en France, enregistre l'une des plus fortes prévalences mondiales. Par ailleurs, il est évident qu'à l'issue du confinement, les cabinets libéraux ne pourront recevoir le même nombre de patients qu'avant la pandémie. Les exigences de garantie sanitaire impliqueront une augmentation du temps de consultation et des investissements supplémentaires liés notamment à l'acquisition d'équipements de protection individuelle. De plus, la nécessité de procéder à une désinfection encore plus approfondie des cabinets impose de ne prévoir qu'un patient par heure au lieu d'un toutes les 45 minutes. Par conséquent, la prise en charge d'un patient diabétique donnera lieu désormais à une rémunération de 27 euros de l'heure pour le pédicure podologue. Avec ce tarif, la viabilité économique et financière de la plupart des cabinets risque d'être remise en cause, surtout après deux mois de chiffre d'affaires nul et alors qu'ils doivent pour l'essentiel s'équiper à leurs frais en suivant les recommandations d'un protocole lourd. La situation est telle que ces professionnels vont jusqu'à envisager, en solution ultime, d'engager, pour compenser leurs pertes, un processus de déconventionnement. Mais un tel scénario aurait de lourdes conséquences puisque, dans l'impossibilité de supporter les dépassements d'honoraires, la plupart des patients n'auront plus d'autre choix que de se diriger vers l'hôpital public, avec les inévitables risques d'engorgement et donc de report des soins indispensables. La plaie du pied et l'amputation du pied sont la première cause d'hospitalisation à La Réunion. Pour toutes ces raisons, elle lui demande de bien vouloir considérer la situation des pédicures-podologues libéraux qui subissent eux aussi les conséquences de la crise actuelle et le remercie de lui indiquer les initiatives qu'il compte prendre pour que le dialogue de ces professionnels de santé avec les différentes autorités et juridictions sanitaires permette de concilier continuité des soins, garanties sanitaires et viabilité des cabinets.

Question écrite n° 16055 de M. Philippe MOUILLER (Deux-Sèvres - Les Républicains), publiée dans le JO Sénat du 14/05/2020 

M. Philippe Mouiller attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les aides en direction des pédicures-podologues, en raison de la crise sanitaire due au Covid-19. Il lui rappelle que, dés le 16 mars 2020, alors qu'aucune fermeture administrative ne leur avait été imposée, les pédicures-podologues ont cessé leur activité afin de stopper la propagation du virus SARS-CoV-2 et de donner à l'ensemble des professionnels de santé libéraux de première ligne, les équipements de protection individuelle (EPI) et les solutions hydroalcooliques dont ils disposaient en nombre, au sein de leurs cabinets, faisant preuve ainsi de responsabilité professionnelle. À la veille de la reprise de leur activité, bien que conventionnés pour l'ensemble de leurs actes, ces professionnels de santé regrettent de ne pouvoir bénéficier de l'aide octroyée par la caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) destinée à compenser la perte financière afférentes à leurs charges. Beaucoup d'entre eux n'ont pu obtenir l'aide de 1 500 € provenant du fonds de solidarité. Inscrits au régime des praticiens et auxiliaires conventionnés pour lequel ils payent des cotisations maladie importantes, les pédicures-podologues se trouvent exclus de l'aide financière exceptionnelle. Ils constatent que le coût des équipements indispensables à la reprise de leur activité a explosé : les surblouses, les charlottes et gants ont vu leurs prix d'achat multipliés en raison de la pénurie. Ces professionnels de santé sont dans une situation financière difficile et un certain nombre de cabinets vont devoir fermer leurs portes. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer si les pédicures-podologues pourront être éligibles au deuxième plafond du fonds de solidarité afin de pouvoir reprendre leur activité en réduisant leurs charges et ainsi assurer leur mission de santé publique.

 

Question écrite n° 16039 de M. Jean-Claude REQUIER (Lot - RDSE) publiée dans le JO Sénat du 14/05/2020

M. Jean-Claude Requier attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation très précaire dans laquelle se trouvent les pédicures-podologues qui ont, comme la plupart des professions paramédicales, arrêté leur activité dès l'annonce du confinement, faisant ainsi preuve de responsabilité et de civisme vis à vis de la propagation du virus SARS-CoV-2.
Sans activité depuis le 16 mars 2020 et donc sans revenu, ils sont exclus de la plupart des systèmes de compensations mis en place : fonds de solidarité, fonds complémentaires régionaux, aide du conseil de protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI), compensation de la caisse national de l'assurance maladie (CNAM) ; les indemnités journalières de l'assurance maladie ne sont semble-t-il toujours pas versées, les banques n'accordent pas toujours le prêt garanti par l'État. La reprise de l'activité le 11 mai 2020 sera laborieuse en raison du respect indispensable des consignes sanitaires et ne permettra donc pas de rattraper huit semaines d'inactivité.
La profession demande un assouplissement des mécanismes de compensation qui leur permettrait d'y avoir recours, ainsi que des annulations de charge sans quoi de nombreux cabinets risquent de disparaître.
Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend proposer pour accompagner cette profession en grande difficulté.


7 mai 2020

L'ONPP demande au Minsistre de l'Education Nationale et de la Jeunesse d'insérer les pédicures-podologues au dispositif d'accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire 

Téléchargez le courrier à l'attention de M. Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l'Education Nationale et de la Jeunesse

 


 

Mai 2020 

L'ONPP a contacté l'ensemble des Présidents des Commissions  de l'Assemblée Nationale et du Sénat...

 

Veuillez trouver ci-dessous la question écrite que le Sénateur Requier a déposée à l’attention du Monsieur le Ministre de l’économie et des finances sur la situation des pédicures-podologues.

Question écrite n° 15759 de M. Jean-Raymond HUGONET (Essonne - Les Républicains) - publiée dans le JO Sénat du 30/04/2020

 

M. Jean-Raymond Hugonet attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les inquiétudes des pédicures-podologues face à la crise sanitaire du Covid-19.
Depuis le 16 mars 2020, ces professionnels ont mis en suspens leurs activités afin de respecter les obligations liées au confinement et ne perçoivent par conséquent plus aucun revenu.
Force est de constater qu'il devient de plus en plus difficile de faire comprendre aux patients qu'ils doivent encore attendre. En effet, beaucoup de patients ne peuvent pas être pris en charge par peur de la contamination. Or certaines pathologies non prises en charge peuvent être très lourdes de conséquences.
C'est la raison pour laquelle il est indispensable de penser aux modalités d'une sortie du confinement à partir du 11 mai 2020 afin de poser des conditions d'un retour et d'activité la plus proche possible de la normal.
La profession de podologues est très engagée dans cette réflexion sur les nouvelles modalités de fonctionnement des cabinets de mise en œuvre des indispensables mesure de protection et en particulier les masques.
Cependant le Gouvernement n'a pas inscrit l'ensemble des pédicure podologues sur la liste des professionnels de santé éligible aux matériels de protection sur les stocks d'État.
C'est la raison pour laquelle, il demande avec la plus grande assistance au regard du dispositif de soins mis en place par la profession, à être inscrit sur la liste des professionnels de santé éligible au matériel de protection et ce pour garantir la réouverture des cabinets et ce en toute sécurité pour la population et pour les professionnels de santé. 

 

 

Question écrite n° 15769 de M. Philippe MOUILLER (Deux-Sèvres - Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 30/04/2020 

M. Philippe Mouiller attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des professionnels de santé libéraux para-médicaux tels que les masseurs kinésithérapeutes, les podologues des Deux-Sèvres.
En effet, compte tenu de la crise sanitaire due au Covid-19, ces professionnels de santé libéraux ont été sommés de cesser leurs activités ou de les réduire drastiquement, puisqu'elles ne relevaient pas de soins urgents ou indispensables
Les conditions d'octroi de la mesure de solidarité de 1 500 € par mois, annoncée par le Président de la République, aux professions indépendantes inquiètent ces professionnels de la santé.
En effet, il est fort à craindre, compte tenu de ces conditions limitatives posées pour pouvoir prétendre à cette aide, qu'une partie infime de ces professionnels de santé ne puissse en bénéficier.
Par ailleurs, ces professions ne semblent pas avoir été prises en compte puisqu'elles ne figurent pas sur la liste des professions pouvant prétendre aux dispositions prises en matière de chômage partiel.
Il lui demande de bien vouloir me préciser les mesures d'accompagnement qui seront prises pour ces professionnels dont les cabinets resteront fermés le temps de la crise sanitaire du Covid-19.
Il lui rappelle que ces professionnels jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la désertification médicale, notamment en zone rurale.


Ci-dessous la réponse  du président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale M. Eric WOERTH, au mail du Président de l'ONPP , Eric PROU :

 

De : Éric Woerth
Envoyé : mardi 5 mai 2020 18:02
À : Eric Prou
Objet : RE: Profession de Pédicure-Podologue

 Cher Monsieur Prou,

Je vous remercie pour votre courriel. Sachez que je suis bien conscient de la situation préoccupante de nombreux professionnels libéraux et plus particulièrement des pédicures-podologues.

En effet, les mesures prises à ce stade ne couvrent pas l'ensemble des professionnels mis en difficulté par cette crise sans précédent. C'est pourquoi je soutiens une transformation des reports de charges sociales et fiscales consentis pendant le confinement en annulation pure et simple, et cela au plus vite.

J'ai eu l'occasion de le répéter lors de l'adoption du premier budget rectificatif au début de la crise, puis lors du second il y a deux semaines, et je continuerai à défendre cette position jusqu'à ce que cette mesure soit prise.

Beaucoup reste encore à faire afin de limiter l'impact économique de cette crise, mais vous pouvez compter sur mon engagement.

Je me tiens à votre disposition et vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Eric WOERTH

De: Eric Prou

Objet: Profession de Pédicure-Podologue
Date: 4 mai 2020 à 18:19:49 UTC+2
A: Eric Woerth

Monsieur le Président,
Cher Monsieur,

 

 Je vous contacte à nouveau concernant la situation particulière des Pédicures-Podologues. 

Comme beaucoup de professionnels de santé après deux mois d'inactivité la réouverture des cabinets est prévue le 11 mai.

Sur l'aspect économique et la pérennité de l’offre de soin sur les territoires, plusieurs difficultés ont été identifiées pour notre profession au regard de cette période:

  •  Le fonds de solidarité: Un grand nombre de professionnels ne peuvent pas être bénéficiaires de ce fonds du fait des critères fixées. Plus particulièrement, alors que les professionnels ont travaillé jusqu’au 16 mars et qu’un des critères est le seuil de bénéfice imposable ou le plafond de 50% de perte en mars 2020 comparé à mars 2019. Sont également exclus les jeunes professionnels, jeunes créateurs d'entreprise qui se sont installés ces dernières années, qui se sont endettés pour la plupart après des études déjà très coûteuses, un plateau technique neuf conséquent et pour lesquels ces aides ne sont pas adaptées. Le fonds complémentaire versé par les Conseils régionaux ne permet pas non plus une indemnisation, le critère retenu étant d'avoir au moins un salarié ce qui n'est pas le cas pour 95% de nos cabinets. 
  • Exclusion des pédicures-podologues affiliés au RPAM de l'obtention de l'aide financière exceptionnelle (AFE) par ailleurs ouverte à toutes les catégories de travailleurs indépendants.
  •  Le fond d’action social (CPSTI) est réservé aux professionnels arrivant du RSI. Une partie seulement de la profession peut y prétendre.Aucun à notre connaissance n'a eu un avis favorable sur demande
  •  Quant à l’aide CPTSI RCI covid-19, elle est exclusivement à destination des artisans/commerçants.

Enfin, le prêt garanti par l’État est soumis à l’appréciation des banques et vise ainsi les pédicures-podologues suffisamment solvables excluant de fait les professionnels déjà fragilisés. 

  • Les indemnités journalières : à ce jour, les professionnels éligibles à ces indemnités nous font savoir, pour une très grande majorité, qu'ils n'ont encore rien perçu de l'Assurance maladie. Certains n’ont donc aucun revenu depuis près de deux mois ! Un courrier a été envoyé à ce sujet à Monsieur le directeur, Nicolas REVEL, courrier resté sans réponse.
  •  La compensation financière de l’Assurance maladie : Une fois encore, notre profession n'est pas éligible à la compensation versée par la CNAM, la part des actes conventionnés étant inférieure à 50%.

Au final très peu d'aide pour notre profession. Il convient de trouver un mécanisme complémentaire qui permettrait ou par des annulations de charges (plutôt qu'un report) ou par tout autre mécanisme de palier à cette iniquité.

D'autant que pour ceux qui pourront reprendre une activité, il va sans dire que dans les premiers temps leur cabinet ne pourra avoir une activité aussi soutenue qu'avant cette période de pandémie. Vous comprendrez ainsi que notre profession est dans une situation particulièrement précaire et que bon nombre de cabinets ne survivront sans doute pas à cette crise. 

Il convient de prévenir et d’éviter ce noir présage. Il convient d’y remédier afin que chaque pédicure-podologue puisse obtenir une juste compensation au regard de l'effort de responsabilité et de civisme qu'il a porté durant toute la période de confinement et de gestion des risques de propagation du virus. 

Au nom de la profession, nous vous remercions de votre écoute et d’être le relai de nos demandes auprès des ministères concernés. 

Nous restons à votre disposition pour tout complément d'informations

 

Bien à vous

Eric PROU

Président du Conseil national de l'ordre des Pédicures-Podologues

 


 

Réponse de Monsieur Olivier DUSSOPT Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Action et des Comptes Publics :

 

 


Courrier à l'attention de Monsieur François BAROIN, Président de l'Association des maires de France  et des présidents d'intercommunalité

L'Ordre en appelle au soutien des Maires de France tant sur la problématique des dotations en masques que sur celle de l'éligibilité des professionnels de santé à l'obtention de places prioritaires en crèche  à compter du 11 mai :

"...les pédicures-podologues nous ont fait remonter depuis quelques jours une problématique bien particulière dans le domaine de la petite enfance. Il s’agit de la non-disponibilité des places en crèche. Préparant leur reprise d’activité et souhaitant anticiper la réintégration de leur(s) enfant(s) en crèche, plusieurs professionnels, jeunes parents, nous ont fait part du refus de leur collectivité locale arguant que la profession n’était pas prioritaire et non inscrite sur la liste de l’État. 

Là encore si les soignants ne peuvent exercer parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire garder leurs enfants, comment répondre à notre mission de santé publique ? Certains soins de vos concitoyens ne pourront être pris en charge pour les affections des pieds et de l’appareil locomoteur, certaines situations vont se dégrader et ce que les médecins appellent aujourd’hui la recrudescence des « dommages collatéraux du Coronavirus » toucheront, au regard de la patientèle en pédicurie-podologie, une frange de la population souvent âgée et déjà fragilisée...."

 

Téléchargez le courrier à la présidence de L'AMF

 

 


 

Courrier commun ONPP et FNP à  l'attention de Monsieur Laurent PIETRASZEWSKI - Secrétaire d'Etat chargé des retraites - le 29 avril 2020

Ce mercredi 29 avril, s'est tenue, à l'initiative de Monsieur Laurent PIETRASZEWSKI, Secrétaire d’Etat chargé des retraites rattaché au Ministère des Solidarités et de la Santé, une conférence téléphonique dédiée à la profession et à la situation des pédicures-podologues dans ce contexte de crise sanitaire.

Participaient à cette réunion :

          • Monsieur Laurent PIETRASZEWSKI, Secrétaire d’Etat 
          • M. Eric PROU, Conseil national de l’Ordre des pédicures-podologues
          • M. Serge COIMBRA, Fédération nationale des podologues
          • M. IZARD, Directeur du Cabinet
          • Mme DAUDE, Directrice du Cabinet de Mme Christelle DUBOS, Secrétaire d’Etat
          • Mme Bernadette WORMS, cheffe de bureau, DGS/cellule de crise
          • M. Hervé LANOUZIERE, INTEFP (Ministère du Travail)
          • Mme Marine JEANTET, Déléguée interministérielle à la Pauvreté

Courrier à télécharger

 

 


 

Courrier au premier Ministre à la suite de l'Allocution du Président de la République le 13 avril

 

L'ONPP demance à ce que la profession soit considérée au même titre que les autres professionnels de santé et puisse avoir les moyens d'assurer ses missions. 

Dans le cadre de la préparation à la reprise d'activité, notre institution s'apprête à publier un document méthodologique permettant la reprise des soins dans des conditions respectant les mesures barrières. A ce titre nous demandons à être inscrit sur la liste des professionnels de santé éligibles aux masques de protection sur les stocks d'État. 

Nous demandons également, en prévision du déconfinement, que les pédicures-podologues soient, au même titre que les autres professionnels de santé, concernés prioritairement par le dépistage dès que les tests PCR ou sérologiques seront mis en place.

Courrier au Premier Ministre Monsieur Edouard PHILIPPE, le 15 avril 2020


 

L'ONPP écrit au Directeur général de la Caisse d'Assurance Maladie, Monsieur Nicolas REVEL au sujet des indemnités journalières

Depuis le début du confinement, nous constatons des disparités de fonctionnement d’une région à l’autre et demandons des explications quant à ces différents calculs d’indemnisations.

Courrier  à la CNAM

 


 

L'ONPP s'adresse à la CARPIMKO 

La CARPIMKO compte t'elle s'engager sur une aide qui serait versée aux professionnels via le fonds d'action sociale telle la décision de la CARCDSF qui prévoit des aides exceptionnelles aux actifs ou par un mécanisme touchant la part complémentaire des cotisations retraites ?

Courrier à la présidente de la CARPIMKO, Mme Marie-Anne FRANCOIS 

 


 

L'ONPP s'adresse au président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale

La réponse de Monsieur Éric WOERTH
Président de la Commission des Finances de  l'Assemblée nationale

 

Monsieur le Président,

J’ai bien conscience de la grande difficulté traversée par votre profession en cette période de crise sanitaire et économique et je vous félicite pour ce que vous faites pour assurer au mieux la continuité de soins.

Sachez que, lors de la discussion du texte sur les mesures d’urgence économiques, j’ai alerté à plusieurs reprises le ministre de l’Economie pour lui indiquer mécanisme du fond de solidarité n'était pas bon.

Je le referai cette semaine.

J’avais d’ailleurs à cet égard, déposé un amendement repris par mon groupe politique visant à ce que le système de versement de la prime de 1500€ soit clarifié.

Nous proposions d’abaisser le critère de prise en charge en le faisant passer de 70 % à 50 % de perte de chiffre d’affaires entre mars 2019 et mars 2020. 

Je ne manquerai pas de relancer le gouvernement au regard de cette situation rencontrée par de nombreuses professions libérales et de vous tenir informé.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en tout mon soutien à votre profession et à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Eric WOERTH 

 

 

Monsieur le Président, 

L'Ordre National des Pédicures-Podologues (ONPP) a appelé ses professionnels dès le dimanche 15 mars à une fermeture de tous les cabinets. Les recommandations du HCSP et le manque de matériel destiné à mettre en place les mesures barrières (notamment les masques) nous ont donc amené en responsabilité et en conscience à fermer nos cabinets afin de ne pas être vecteur de propagation du virus étant dans l’impossibilité de garantir la santé et la sécurité de nos patients. Beaucoup de professionnels ont fait don du matériel dont ils disposaient auprès des pharmacies, infirmiers et médecins de leur secteur. Nous recensons aujourd'hui l'ensemble des matériels restants disponibles au sein des cabinets de pédicurie-podologie par l'intermédiaire des Conseils régionaux et en lien avec les ARS : masques, gants, solutions hydro alcooliques… Cela représentera plusieurs dizaines de milliers de masques notamment.

Nous étudions également la mise en place d’un service d'urgence dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire avec l'accord des médecins  pour les patients chroniques, notamment diabétiques et dont les soins ne peuvent attendre 4 à 6 semaines. 

Cette situation aura un impact économique certains sur les cabinets des pédicures-podologues,mais aussi des autres professionnels de santé (ergothérapeutes,orthophonistes,masseurs-kinésithérapeutes,psychomotriciens...) avec un risque au terme de cette pandémie de voir des cabinets fermés ou en situation de ne pas pouvoir assurer la nécessaire qualité et sécurité des soins.

L'urgence aujourd'hui est bien de soutenir nos professionnels de santé de premier recours mais beaucoup de professionnels de santé confinés par la force des choses sont aujourd'hui dans une situation psychologique inquiétante au regard de l'incertitude pesant sur leur activité de soins. 

Le projet de décret concernant le fonds de solidarité nous permettrait d'avoir une indemnité de 1500 euros sous conditions d'avoir une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70%, ce qui n'est pas le cas pour le mois de mars puisque les professionnels ont pu consulter jusqu'au 15 mars.

De même la condition d'avoir un BNC annuel inférieur à 40 000 euros est arbitraire et va exclure de fait un bon nombre de professionnels.

Je me permets de vous mettre en copie le courrier envoyé au Premier Ministre et à M.Le Ministre de l'économie.

Comptant sur votre soutien, je reste à votre disposition pour en discuter à votre convenance.

Bien à vous

Eric PROU

Président du Conseil national de l'Ordre des pédicures-Podologues        

 


 

 Lundi 30 Mars 2020

De nombreux cabinets sont encore en activité au mépris de toutes les règles de confinement sanitaire imposées dans le cadre défini par les autorités. C’est dans ce contexte que l'ONPP demande solennellement au Gouvernement de prononcer par décret la fermeture administrative de nos cabinets. Suite à de nombreux échanges avec les services du Ministère de la Santé, l'ONPP par ce courrier confirme sa volonté de respecter au mieux les réglementations et la continuité des soins indispensables, en mettant en place et en coordonnant un Service d'Urgences Podologiques (à l'image de celui des chirurgiens-dentistes), destiné à prendre en charge les patients atteints de maladies chroniques, diabétiques et artéritiques, susceptibles de développer des complications pouvant entraîner une hospitalisation. Ce service se déploie sur différents sites pluridisciplinaires du territoire national et s’organise sur la base du volontariat.

Courrier à l'attention de Monsieur Edouard PHILIPPE Premier Ministre

Courrier à l'attention de Monsieur le Docteur Olivier VERAN - Ministre des Solidarités et de la Santé


 

L'Ordre National des Pédicures-Podologues (ONPP) a appelé ses professionnels dès le dimanche 15 mars à une fermeture de tous les cabinets. Les recommandations du HCSP et le manque de matériel destiné à mettre en place les mesures barrières (notamment les masques) ont donc amené la profession, en responsabilité et en conscience, à fermer ses cabinets afin de ne pas être vecteur de propagation du virus étant dans l’impossibilité de garantir la santé et la sécurité de nos patients.

Beaucoup de professionnels ont fait don du matériel dont ils disposaient auprès des pharmaciens, infirmiers et médecins de leur secteur. 

Cette situation aura un impact économique certain sur les cabinets des pédicures-podologues,mais aussi d'autres professionnels de santé paramédicaux  avec un risque au terme de cette pandémie de voir des cabinets fermés ou en situation de ne pas pouvoir assurer la nécessaire qualité et sécurité des soins faute de moyens.

L'urgence aujourd'hui est bien de soutenir nos professionnels de santé de premier recours mais beaucoup de professionnels de santé confinés par la force des choses sont aujourd'hui dans une situation psychologique inquiétante au regard de l'incertitude pesant sur leur activité de soins. 

Le projet de décret concernant le fonds de solidarité nous permettrait d'avoir une indemnité de 1500 euros sous condition d'avoir une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70%, ce qui n'est pas le cas pour le mois de mars puisque les professionnels ont pu consulter jusqu'au 15 mars et donc peu de praticiens pourront en bénéficier.

Ainsi pour alerter le Gouvernement, les ministères et organismes concernés et les appeler à prendre des mesures qui n'oublieront pas la profession, l'ONPP a écrit à :

 

  • Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier Ministre :

Consulter le courrier adressé à Monsieur le Premier Ministre Edouard PHILIPPE

 

La même trame de courrier a été adressée le 23 mars à :

  • Monsieur Bruno LEMAIRE, Ministre de l'Economie et des Finances
  • Monsieur Gérard DARMANIN, Ministre de l'Action et des Comptes Publics
  • Madame Agnès PANNIER-RUNACHER, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances
  • Monsieur Olivier DUSSOPT, Secrétaire d'Etat auprès de Ministre de l'Action et des Comptes Publics

 

Un courrier a également été adressé à :

Florence LUSTMAN, Présidente de la Fédération Française des Assureurs

 

ACTUALITE  :

Ce 25 mars 2020  : Conférence de Presse du Gouvernement sur la mise en oeuvre du Fonds de solidarité aux entreprises : Quelles Démarches ?
Information importante :  Les professions libérales ayant un chiffre d'affaires inférieur à 1 millio d'euros et un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 euros (et non plus 40 000 euros comme précedemment évoqué) sont concernées par cette aide.

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