L'ONPP exhorte le Gouvernement, les ministères et organisations concernés de légiférer et tout mettre en oeuvre pour l'indemnisation des professionnels de santé libéraux face aux pertes d’exploitation majeures qu'ils vont subir.

 

L'ONPP s'adresse au président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale

La réponse de Monsieur Éric WOERTH
Président de la Commission des Finances de  l'Assemblée nationale

 

Monsieur le Président,

J’ai bien conscience de la grande difficulté traversée par votre profession en cette période de crise sanitaire et économique et je vous félicite pour ce que vous faites pour assurer au mieux la continuité de soins.

Sachez que, lors de la discussion du texte sur les mesures d’urgence économiques, j’ai alerté à plusieurs reprises le ministre de l’Economie pour lui indiquer mécanisme du fond de solidarité n'était pas bon.

Je le referai cette semaine.

J’avais d’ailleurs à cet égard, déposé un amendement repris par mon groupe politique visant à ce que le système de versement de la prime de 1500€ soit clarifié.

Nous proposions d’abaisser le critère de prise en charge en le faisant passer de 70 % à 50 % de perte de chiffre d’affaires entre mars 2019 et mars 2020. 

Je ne manquerai pas de relancer le gouvernement au regard de cette situation rencontrée par de nombreuses professions libérales et de vous tenir informé.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en tout mon soutien à votre profession et à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Eric WOERTH 

 

 

Monsieur le Président, 

L'Ordre National des Pédicures-Podologues (ONPP) a appelé ses professionnels dès le dimanche 15 mars à une fermeture de tous les cabinets. Les recommandations du HCSP et le manque de matériel destiné à mettre en place les mesures barrières (notamment les masques) nous ont donc amené en responsabilité et en conscience à fermer nos cabinets afin de ne pas être vecteur de propagation du virus étant dans l’impossibilité de garantir la santé et la sécurité de nos patients. Beaucoup de professionnels ont fait don du matériel dont ils disposaient auprès des pharmacies, infirmiers et médecins de leur secteur. Nous recensons aujourd'hui l'ensemble des matériels restants disponibles au sein des cabinets de pédicurie-podologie par l'intermédiaire des Conseils régionaux et en lien avec les ARS : masques, gants, solutions hydro alcooliques… Cela représentera plusieurs dizaines de milliers de masques notamment.

Nous étudions également la mise en place d’un service d'urgence dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire avec l'accord des médecins  pour les patients chroniques, notamment diabétiques et dont les soins ne peuvent attendre 4 à 6 semaines. 

Cette situation aura un impact économique certains sur les cabinets des pédicures-podologues,mais aussi des autres professionnels de santé (ergothérapeutes,orthophonistes,masseurs-kinésithérapeutes,psychomotriciens...) avec un risque au terme de cette pandémie de voir des cabinets fermés ou en situation de ne pas pouvoir assurer la nécessaire qualité et sécurité des soins.

L'urgence aujourd'hui est bien de soutenir nos professionnels de santé de premier recours mais beaucoup de professionnels de santé confinés par la force des choses sont aujourd'hui dans une situation psychologique inquiétante au regard de l'incertitude pesant sur leur activité de soins. 

Le projet de décret concernant le fonds de solidarité nous permettrait d'avoir une indemnité de 1500 euros sous conditions d'avoir une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70%, ce qui n'est pas le cas pour le mois de mars puisque les professionnels ont pu consulter jusqu'au 15 mars.

De même la condition d'avoir un BNC annuel inférieur à 40 000 euros est arbitraire et va exclure de fait un bon nombre de professionnels.

Je me permets de vous mettre en copie le courrier envoyé au Premier Ministre et à M.Le Ministre de l'économie.

Comptant sur votre soutien, je reste à votre disposition pour en discuter à votre convenance.

Bien à vous

Eric PROU

Président du Conseil national de l'Ordre des pédicures-Podologues        

 


 

 Lundi 30 Mars 2020

De nombreux cabinets sont encore en activité au mépris de toutes les règles de confinement sanitaire imposées dans le cadre défini par les autorités. C’est dans ce contexte que l'ONPP demande solennellement au Gouvernement de prononcer par décret la fermeture administrative de nos cabinets. Suite à de nombreux échanges avec les services du Ministère de la Santé, l'ONPP par ce courrier confirme sa volonté de respecter au mieux les réglementations et la continuité des soins indispensables, en mettant en place et en coordonnant un Service d'Urgences Podologiques (à l'image de celui des chirurgiens-dentistes), destiné à prendre en charge les patients atteints de maladies chroniques, diabétiques et artéritiques, susceptibles de développer des complications pouvant entraîner une hospitalisation. Ce service se déploie sur différents sites pluridisciplinaires du territoire national et s’organise sur la base du volontariat.

Courrier à l'attention de Monsieur Edouard PHILIPPE Premier Ministre

Courrier à l'attention de Monsieur le Docteur Olivier VERAN - Ministre des Solidarités et de la Santé


 

L'Ordre National des Pédicures-Podologues (ONPP) a appelé ses professionnels dès le dimanche 15 mars à une fermeture de tous les cabinets. Les recommandations du HCSP et le manque de matériel destiné à mettre en place les mesures barrières (notamment les masques) ont donc amené la profession, en responsabilité et en conscience, à fermer ses cabinets afin de ne pas être vecteur de propagation du virus étant dans l’impossibilité de garantir la santé et la sécurité de nos patients.

Beaucoup de professionnels ont fait don du matériel dont ils disposaient auprès des pharmaciens, infirmiers et médecins de leur secteur. 

Cette situation aura un impact économique certain sur les cabinets des pédicures-podologues,mais aussi d'autres professionnels de santé paramédicaux  avec un risque au terme de cette pandémie de voir des cabinets fermés ou en situation de ne pas pouvoir assurer la nécessaire qualité et sécurité des soins faute de moyens.

L'urgence aujourd'hui est bien de soutenir nos professionnels de santé de premier recours mais beaucoup de professionnels de santé confinés par la force des choses sont aujourd'hui dans une situation psychologique inquiétante au regard de l'incertitude pesant sur leur activité de soins. 

Le projet de décret concernant le fonds de solidarité nous permettrait d'avoir une indemnité de 1500 euros sous condition d'avoir une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70%, ce qui n'est pas le cas pour le mois de mars puisque les professionnels ont pu consulter jusqu'au 15 mars et donc peu de praticiens pourront en bénéficier.

Ainsi pour alerter le Gouvernement, les ministères et organismes concernés et les appeler à prendre des mesures qui n'oublieront pas la profession, l'ONPP a écrit à :

 

  • Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier Ministre :

Consulter le courrier adressé à Monsieur le Premier Ministre Edouard PHILIPPE

 

La même trame de courrier a été adressée le 23 mars à :

  • Monsieur Bruno LEMAIRE, Ministre de l'Economie et des Finances
  • Monsieur Gérard DARMANIN, Ministre de l'Action et des Comptes Publics
  • Madame Agnès PANNIER-RUNACHER, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie et des Finances
  • Monsieur Olivier DUSSOPT, Secrétaire d'Etat auprès de Ministre de l'Action et des Comptes Publics

 

Un courrier a également été adressé à :

Florence LUSTMAN, Présidente de la Fédération Française des Assureurs

 

ACTUALITE  :

Ce 25 mars 2020  : Conférence de Presse du Gouvernement sur la mise en oeuvre du Fonds de solidarité aux entreprises : Quelles Démarches ?
Information importante :  Les professions libérales ayant un chiffre d'affaires inférieur à 1 millio d'euros et un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 euros (et non plus 40 000 euros comme précedemment évoqué) sont concernées par cette aide.

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