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Le mot du président

 

Chères Consœurs, Chers Confrères,

Tout d’abord, je remercie toutes celles et ceux qui ont   fait la démarche de voter pour le scrutin régional du 22   mai avec pour résultat, l’élection de 5 nouveaux élus :

Brigitte TARKOWSKI-BARBOT, Guillaume BROUARD et Aurélie NOUGAILLON-QUILLET comme titulaires,

Yannick HACHAGUER et Marie Christine BERNARD-GUIRAUD comme suppléantes.

Avec Isabelle PIAU, Patrick BROSSE et moi-même comme élus titulaires, nous pouvons nous réjouir d’une parfaite parité au sein du conseil régional.

Malgré tout, il faut  déplorer que ces élections ne motivent que 25% des professionnels et ne suscitent que peu de vocations pour une instance qui est en train de devenir   le bureau unique de toutes nos démarches administratives.A titre personnel, il y a trois ans, je me suis présenté ainsi que d’autres candidats, suite à la réforme des cabinets secondaires.

J’ai voulu par cette démarche être acteur et non plus spectateur mécontent avec le souhait d’apporter un autre éclairage sur les réalités du terrain. La critique ne vaut que si elle est constructive. Je  me suis donc efforcé depuis, de travailler sur les différents contrats proposés par l’Ordre, afin d’ouvrir le débat sur certaines clauses pour trouver une place entre le cadre légal et la réalité en cabinet. Un travail qui à ce jour semble porter ses fruits et faire évoluer les textes au niveau national.

D’autre part, j’aimerai faire évoluer l’image répressive de l’Ordre à laquelle il est souvent associé, et je mettrai tout en œuvre pour que le CROPP  soit perçu comme plus pédagogue et plus positif.

Les règles professionnelles et déontologiques ont leur légitimité et leur importance. Elles doivent prévaloir comme ligne directrice et être respectées. L’harmonie entre confrères est à ce prix.

Evidemment, je reste toujours plus motivé pour faire avancer les situations et les mesures qui génèrent encore de nombreuses crispations au sein des professionnels. Ces tensions sont contre-productives pour nous tous. 

Entre autres, notre profession est depuis quelques années particulièrement malmenée par l’augmentation exponentielle de la démographie professionnelle. Non canalisée, elle en devient fratricide. J’ai constaté que les instances ordinales étaient conscientes et œuvraient fermement  pour le « contrôle » de la population professionnelle.

Ce combat, très loin malheureusement des préoccupations  de nos politiques, sera également le mien. Le rôle de Guillaume Brouard, nouveau membre du bureau national et élu Midi-Pyrénées aura également toute son importance.

Nous sommes dans une société en mutation perpétuelle ou tout devient obsolète à six mois. Cela nous impose de pérenniser nos valeurs professionnelles et de renforcer notre savoir afin de rester des acteurs économiques dignes de ce nom, capables de vivre décemment de leur travail dans un contexte très concurrentiel, en particulier celui des orthèses plantaires.

Le patient et la pratique professionnelle  sont  les préoccupations essentielles  de cette Institution ; cependant je compte œuvrer pour que notre profession puisse avancer dans le sens de la raison, de la reconnaissance de nos compétences et surtout de  la modernité 

Il n’en demeure pas moins, en fonction des rôles définis, que des passerelles doivent être entretenues, afin de garantir  le triptyque vertueux : patient/pratique/pédicure-podologue. Le travail en collaboration avec le syndicat régional est  essentiel dans cette logique de santé.

Les élus du CROPP sont tous des professionnels libéraux en exercice à votre service, pour vous aider dans la mesure de leurs disponibilités respectives.

Mme Séverine DACRUZ, secrétaire permanente est là le lundi-mardi-jeudi de 8h à 16h, le jeudi de 8h à 15h00 et le mercredi de 8h à 12H

Le site internet du CROPP permet de répondre à certaines de vos interrogations, il évoluera avec une FAQ actualisée.

Je rappelle également que quelques professionnels ont toujours leur dossier ordinal incomplet. Merci de faire parvenir les pièces manquantes dans les meilleurs délais afin de limiter ces relances administratives chronophages et couteuses, qui pénalisent le temps consacré aux dossiers engageant  l’activité professionnelle proprement dite.

Il est à noter que les délais de traitement des dossiers dépendent en partie du fait qu’ils sont votés tous les 3 mois lors des conseils régionaux réunissant tous  les élus titulaires.

Nous essaierons dans la mesure du possible de réduire ces délais, sachant que nous ne pouvons intensifier ces réunions ordinales couteuses pour les finances du CROPP.

Dans un même souci de gestion raisonnable et pour limiter au maximum les dépenses du CROPP, nous projetons dès maintenant de supprimer la deuxième ligne téléphonique du bureau, de réduire les frais postaux du bulletin régional en l’expédiant par courriel, de chercher des locaux mieux adaptés pour diminuer le loyer du CROPP bien plus élevé que dans les autres régions. Malheureusement, nous sommes tenu par un bail commercial qui repoussera ces économies jusqu’en septembre 2017.

La tâche à accomplir est importante, stimulante et prépondérante  pour notre avenir. Je m’efforcerai d’être à la hauteur du mandat dont j’ai la charge pour les trois années à venir. Je m’appuierai sur cette nouvelle équipe dynamique qui saura, j’en suis sûr, faire preuve de compréhension et de professionnalisme.

Midi-Pyrénées est une grande région, avec tous ses professionnels, aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine. Nous ne manquerons pas d’aller vers vous, pour entendre, discuter et solutionner au mieux vos problématiques, pour un Ordre plus proche. L’objectif étant  de mieux faire comprendre les missions de l’Institution trop souvent réduite au rôle de gendarme.

Bien confraternellement,

Philippe PRIDO